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25 Janvier 2016

Le corps en détention

Que reste-t-il du corps en prison ? Nié, inexistant, et pourtant terriblement là.

© Léo Ridet

 

La prison casse, brise, mutile. Plus de 35 ans après Surveiller et Punir de Michel Foucault, les prisons restent toujours des lieux où la peine ne se réduit pas seulement à la privation de liberté.

L'esprit et le corps sont mis à l'épreuve de l'enfermement et de la discipline. Mais que reste-t-il du corps en prison ? Nié, inexistant, et pourtant terriblement là.

C'est ce que donne à voir et à entendre Le Corps Incarcéré, une enquête multimédia de Soren Seelow accompagné des photographies de Léo Ridet : Hélène, Hafed, Hugo et Djemel, ex-détenus, racontent leurs rapports à leurs corps derrière les barreaux...

Babel Oueb #35 Le corps en détention

 

Le Corps Incarcéré (Lemonde.fr).

 

Pour aller plus loin

mailys,
Mardi 26 Janvier 2016 à 10h19

Ou comment, en notre nom et avec notre argent, on casse des hommes, qui ont pourtant vocation à rejoindre le corps social un jour... Dans un Etat de de droit, on ne peut pas confondre justice et vengeance, et il existe hors de nos frontières bien des exemples d'alternatives à la prison... La Justice restaurative ou réparatrice connaît un succès remarquable, depuis environ une trentaine d’années un peu partout dans le monde, tant auprès des personnes directement concernées par le crime que des acteurs socio-judiciaires chargés d’en gérer les multiples conséquences. Sans doute parce que la Justice restaurative a le souci de tous et le désir d’ouverture du conflit à tous. En ce sens, infracteur, victime, proches, membres des communautés concernées sont invités à envisager ensemble, au sein du système de justice pénale, les conséquences du crime éprouvé et de trouver ensemble les solutions, équitables pour tous, pour sortir du conflit. Cette approche est ainsi plus ambitieuse que le recours primaire à l'enfermement, en cela qu'elle combine : la punition en vue de la resocialisation du condamné, la réparation globale de la victime,et le rétablissement de la paix sociale.

Pascal MARTINEAU,
Vendredi 29 Mai 2015 à 13h32

Très bon repartage du Monde. A un bémol près, et il est de taille. Le viol d'une part et l'homosexualité d'autre part sont totalement passés sous silence. Dommage

Aurelie,
Vendredi 22 Mai 2015 à 12h56

Sujet et auteur déjà mille fois traité sur France Culture. Voilà ce qui se passe quand on est entre soi et que l'on choisit les sujets à partir des convictions politiques de ce petit club. On répète toujours la même chose. France Culture ne se renouvelle plus car il n'y a plus qu'un petit club qui anime et produit les contenus. On s'ennuie.